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La jeune école de Grenoble et Lyon au premier salon d’art contemporain à Tours (I.-et-L.)


1969-05-10 La jeune ecole de Grenoble et lyon
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Lorsque quarante artistes qui ont pour tâche de modifier le fonctionnement usuel du mental convergent en force et en insolite, de Grenoble, Lyon, Saint-Etienne, Nice, Rouen, Uzerche, Chartres, Nantes, Châteaudun etc… vers la capitale cartésienne du jardin de la France, cela ne peut pas ne pas faire du bruit et poser des problèmes à un public tour à tour déconcerté ou enthousiasmé. Peinture d’avant-garde certes, mais aussi climat de confrontation, de mouvement et de vie, élaboré en cellules provinciales autonomes, patientes et obstinées, loin des circuits parisiens de distribution formaliste. Cette activité créatrice, issue du milieu qui la vit, porte la marque d’un dynamisme inégalé, qui se devait un jour ou l’autre de se livrer avec éclat. Ce jour est venu, soigneusement et insidieusement préparé, en plein cœur de la France, à Tours, par Peter Valentiner et Charles le Bouil.


Ce premier salon manifeste des diverses tendances actuelles de l’art s’élaborant en province, va faire date et donner le coup d’envoi d’une succession de manifestations qui vont se dérouler dans toute la France, hors Paris et notamment au prochain Salon d’automne de Lyon. De cette jeune école de Grenoble dont « honneur » fut rendu par René Deroudille dans « Dernière Heure Lyonnaise », il nous faut retenir la participation de Carrier, Dody et Unal dont les travaux collectifs fort remarqués retiennent l’attention du public tourangeau. Lyon se produit aussi avec la délicieuse Hélène Edna dont la délicate et rose impudeur, cerclée de fer, devait offenser si fort la pudique Albion lors de l’exposition de Londres en 1966, et Marceaux Hubert avec son ciel bas et son soir N. 2. Pour le Sud-Est, citons encore : Jo Girodon, de Saint-Etienne et la puissante et spirituelle équipe de Nice forte de dix artistes, Alocco, Ben, Chubac, Dolla, Farhi, Miguel, Pagès, Saytour, Viallat et Maccaféri. Cette exposition qui compte aussi les talents pleins de promesse de Limerat (Nantes) Poli (Rouen), Valentiner, Le Bovil, Aimelet, Collandre, Gus, Lemerre, Saint-Louis, Sergiefff, Brejeaud, Yollande Tanchon, Bourliaud, Franchauser et l’équipe du Modue ; Michèle coutier, Barcy, Chenue (Tours), Ramon (Corrèze), Morice, Divi, Jan Van Holte, etc… autant d’artistes dont il faudra reparler tiendra l’affiche à la bibliothèque municipale de Tours jusqu’au 22 mai prochain.


Dauphiné Libéré



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